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Régulièrement, lors de mes voyages, je passe devant un immense champ de tournesols et ce qui me frappe, tôt le matin, c’est leur mine funeste, la tête qui pend lamentablement, la feuille triste, le regard éteint…

Par ci par là, quelques individus plus grands que les autres émergent, hagards, longues silhouettes dans la brume…

Quelques heures après, je repasse au même endroit. Même champ, mêmes tournesols? Vous rigolez! Ce ne sont plus les dépressifs du matin que j’ai devant les yeux: ils sont maintenant fiers comme tout, droits comme des i, le port altier, la frimousse tournée vers le soleil,… C’est tout juste s’ils n’ont pas sorti les RayBan et le pastis!

Alors, philosophe, je me dis que nous autres, humains, avons pas mal de points communs avec ces rigolottes girouettes végétales; quand on tourne nos regards vers la Lumière, on a autrement bonne mine que lorsqu’on a la tête qui tombe sur le nombril et les idées sombres qui vont avec…

J’entendais déjà un refrain comme ces sortes de ritournelles en canon qu’on chantait quand on était gamin: “Comme un tournesol…”

Au final, ça s’est avéré plus facile à imaginer qu’à chanter!…


Christine